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Robocup à la sauce Matrix

12/06/2004 13h20, par Dernières Nouvelles d'Alsace

Le Centre d'études japonaises d'Alsace avait invité jeudi soir le professeur Motoji Yamamoto et ses étudiants. Au Japon, ces universitaires travaillent sur la robotique à forme humaine. Une démonstration de combat a ponctué cette présentation.


Les jeunes adultes et leurs parents se souviennent encore de Goldorak. Dans ce dessin animé japonais des années 80, un prince dénommé Actarus guidait un robot géant à forme humaine dans des combats. Le nouvel Actarus se nomme Motoji Yamamoto. Ce professeur de l'université Kyushu à Fukuoka, au Japon, travaille avec des groupes d'étudiants sur l'élaboration de machines motorisées. Jeudi soir à l'ESSAIM (école d'ingénieurs) sur le campus de l'Illberg, le professeur et ses élèves ont proposé une démonstration à un large public.

Devant les yeux ébahis de 200 personnes, 2325-RX, champion du monde de combat en 2003 lors de la Robocup à Padoue (Italie), a croisé le fer avec un concurrent. Coups de pieds, de poings, saltos, courses de fuite, roulades avant et arrière, toute la panoplie des films de kung-fu était étalée sur une table.
Dirigés par deux étudiants, les robots se sont confrontés pendant une dizaine de minutes. « Notre prochain objectif est de créer un robot qui puisse sauter et retomber sur ses pieds sans perdre son équilibre », annonce Motoji Yamamoto.

Mais pour ceux qui ne verraient pas l'utilité de ce type de recherche, il convient de préciser que le professeur travaille sur d'autres projets. Il a ainsi conçu un robot capable d'ouvrir des portes, de monter des escaliers, toutes applications utiles dans l'assistance aux personnes handicapées.

D'autres robots nippons sont capables via une caméra de donner à manger à un tétraplégique, d'éviter les obstacles pour un fauteuil roulant, de garer des véhicules au millimètre près. A la question d'un spectateur sur les applications spatiales, Motoji Yamamoto a répondu que la recherche sur les robots pouvait « servir aussi bien sur Mars que dans la vie quotidienne des gens handicapés, des aveugles, des personnes âgées à mobilité réduite... ».

Et la salle n'a pu retenir un murmure d'étonnement quand une étudiante du professeur Yamamoto a reconnu qu'un seul étudiant travaillant trois semaines à un mois suffisait à élaborer un robot combattant.

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