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Nokia dans les starting blocks en Afrique et au Proche-Orient

05/05/2006 12h44, par Reuters

Nokia, le premier fabricant mondial de téléphones portables, prévoit 200 millions de nouveaux utilisateurs de mobiles en Afrique et au Proche-Orient d'ici 2008, ce qui en fera l'une des régions où la croissance est la plus forte.

Le groupe finlandais a déclaré jeudi lors du lancement dans la région de trois nouveaux combinés à bas prix qu'il s'attendait à "croissance forte à deux chiffres" cette année en Afrique et au Moyen-Orient, où la demande explose alors que la pénétration du marché reste faible.

"Nous pensons que parmi le prochain milliard d'utilisateurs, 200 millions viendront du Moyen-Orient et de l'Afrique, ce qui en fait l'un des marchés les plus porteurs, si ce n'est la région où la croissance sera la plus rapide", a déclaré à Reuters Timo Toikkanen, vice-président pour le Moyen-Orient et l'Afrique.

L'utilisation du téléphone mobile a été presque multipliée par 50 en Afrique entre 1999 et 2003, en partie parce que le réseau des lignes fixes est incomplet et que les prix ont chuté. Mais seuls 100 millions d'Africains, soit 9% de la population du continent noir, possèdent un mobile.

Les fabricants et les opérateurs misent sur les marchés émergents pour compenser le ralentissement de la croissance dans les pays développés. Nokia table sur un milliard de nouveaux utilisateurs d'ici 2008, dont 80% issus des marchés émergents. Plus de deux milliards de personnes utilisaient en 2005 un téléphone portable.

Nokia, leader sur le marché africain, a ouvert six bureaux sur le continent le plus pauvre du monde. Le groupe court après des marchés à fort potentiel jusqu'ici inexploités.

TELEPHONES A BAS COUTS

Le numéro un mondial commencera à la mi-2006 à vendre trois combinés à bas prix. Lors du lancement de cette gamme à Soweto, Toikkanen a déclaré que le modèle le moins cher des trois, le 1112, serait vendu environ 55 dollars, précisant que ce prix pouvait sensiblement varier selon les taxes et les subventions.

Certains analystes sont sceptiques sur les combinés à bas prix, arguant que dans certains pays africains les taxes peuvent atteindre 40%, ce qui a pour conséquence de gonfler les prix et de pousser des consommateurs à acheter des portables d'occasion.

Le premier concurrent de Nokia, Motorola, avait annoncé l'année dernière le lancement de cinq téléphones bas de gamme destinés aux marchés émergents et dont le coût de fabrication était compris entre 40 et 50 dollars.

Lors de la présentation des trois combinés de Nokia, le public a surtout été impressionné par une fonction qui permet de convertir un message audio en SMS, un des gadgets que Nokia a spécialement imaginé pour les marchés émergents où le taux d'analphabétisme est plus élevé qu'en Occident.

Selon Toikkanen, Nokia, qui possède neuf usines réparties dans huit pays, ne projette pas d'ouvrir un site en Afrique dans l'immédiat mais en étudie les possibilités. Le groupe n'a pas souhaité indiquer combien de combinés il espérait vendre.

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