Retour en haut
La publicité est notre seule source de revenu.
Si vous appréciez lelectronique.com, désactivez votre bloqueur de pub. Merci à vous ! En savoir plus.

Des robots pour aider les personnes âgées

04/01/2007 18h47, par News.fr

Le robot n'est plus un mythe. Il devient une réalité. Très présent dans l'industrie, mais aussi dans l'armée et le nucléaire pour des missions périlleuses, il fait un pas en direction du particulier, notamment vers les séniors. En France, un groupe d'industriels se regroupent autour du projet Robodomo.

Au Japon, un quart de la population aura plus de 65 ans en 2010. L'Europe devrait souffrir de ce vieillissement de la population à l'horizon de 2020. Dans un tel contexte, le chiffre d'affaires généré par le marché mondial des services de santé dans la maison numérique devrait atteindre 2,1 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros) en 2010, selon une étude du cabinet américain Parks Associates Research. En France, on estime que sur les 10 000 accidents mortels par an dont sont victimes les personnes âgées à leur domicile, près de 9 000 sont dus à des chutes.

C'est pour répondre à cette préoccupation que différentes sociétés, dont plusieurs entreprises françaises (SFR, Veolia, GDF, Tam Santé, etc.) se sont réunies autour du projet RoboDomo. Proposé par le MBDS, un master de la Faculté des sciences de l'Université de Nice Sophia-Antipolis, le développement de RoboDomo a été organisé en trois étapes. La première, bouclée en novembre 2006, consistait à piloter, à l'aide d'un téléphone et visioconférence 3G, le robot robuLAB80, puis robuLAB10 mis au point par Robosoft, l'une des premières start-up de l'INRIA. Exploitant la nouvelle solution robotique de Microsoft, ces tests ont permis de vérifier la bonne réception et émission des données audio et vidéo.

La phase 2, programmée entre novembre 2006 et septembre 2007, concerne un bouquet de services dits "3P" (Peur, Paresse, Plaisir) intégrant des objets communicants sans fil (capteurs de chute, de température, tensiomètre, pèse-personne...). Prévue à la fin de cette année, la dernière phase donnera lieu, quant à elle, à un test grandeur nature dans une cinquantaine de foyers à Nice.


Des robots déjà commercialisés au Japon

Si en France, nous n'en sommes qu'à la phase expérimentale. C'est au Japon, pays du robot par excellence, que les applications pour améliorer la vie des personnes âgées sont les plus avancées. En raison du vieillissement de sa population, le Pays du Soleil levant poursuit logiquement des recherches depuis de nombreuses années. Plusieurs robots sont même déjà commercialisés.

Parmi les nombreux exemples, citons le "gardien de maison" FII-RII, proposé pour 180 euros environ, par le géant des télécoms NTT et le fabriquant de jouets Takara. Comme le Maron-1 de Fujitsu, son propriétaire peut le diriger via un téléphone portable mais aussi depuis un PC relié à internet. D'une hauteur de 16 cm, doté d'émetteurs infrarouges au bout des membres, il est capable d'actionner des appareils électroniques.

Mitsubishi Heavy Industries s'est aussi lancé sur ce nouveau créneau en adaptant ses robots chargés de la surveillance des centrales nucléaires. Wakamaru, aux allures d'humanoïde, haut de un mètre, est doté de deux bras articulés et se déplace sur roues. Sa mission consiste à détecter les situations inhabituelles chez les personnes qu'il surveille et d'alerter le médecin ou les familles concernées. Il est pourvu de tous les systèmes de communications actuels : vidéo, e-mail, passerelle et retour vidéo sur téléphone mobile, gestion individuelle et vocale d'un agenda ou d'un traitement à suivre. Riche de plus 10 000 mots, son vocabulaire lui permet une interaction simple avec les utilisateurs. Wakamaru serait capable de reconnaître visuellement et vocalement jusqu'à 8 personnes différentes. Lancé en 2005, ce joyau de l'électronique ne reste réservé pour le moment qu'aux milliardaires qui ne supporteraient plus leurs domestiques. Car son prix est loin d'être attractif : 12 000 euros.


Réagir sur cette actualité d'électronique

Actualité électronique

A lire aussi