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Thomson supprime de nouveaux emplois en Côte-d'Or

27/11/2006 08h04, par Reuters

Thomson a mis en oeuvre un nouveau plan de réduction d'effectifs pour son usine de Genlis (Côte-d'Or), qui emploie actuellement 635 personnes, afin de poursuivre son recentrage sur les services, équipements et technologies liés à l'image, a déclaré samedi Denis Langlois, l'un des responsables du groupe.

Thomson a présenté jeudi soir à son personnel un plan de 211 suppressions de postes, dont 130 départs volontaires et 81 départs en pré-retraite, dans un pôle de sous-traitance de tubes cathodiques pour l'indien Videocon.

"Nous ne procédons pas aujourd'hui à des départs contraints car nous laissons une ouverture aux salariés pour qu'ils puissent partir en juin 2007 ", a précisé Denis Langlois, vice-président des activités industrielles européennes de Thomson, lors d'un entretien téléphonique accordé samedi à Reuters.

Les salariés concernés doivent présenter d'ici juin à une commission paritaire composée de la direction et de représentants syndicaux un projet personnel permettant leur reconversion.

Interrogé sur l'éventualité de licenciements secs pour les personnes n'ayant pas réussi à monter un projet d'ici là, Denis Langlois a répondu : "Nous ferons un point en juin 2007."

Thomson cède parallèlement à Genlis une activité de pièces métalliques de très haute précision pour les tubes cathodiques à la filiale française d'un groupe néerlandais coté qui a souhaité rester anonyme jusqu'à la signature de l'accord définitif.

Le repreneur s'est engagé à conserver les 86 salariés de cette unité pour une durée en cours de discussion et que sera au minimum d'un an, a affirmé Denis Langlois. "Ce qui intéressait le repreneur, c'est autant l'expertise des salariés que les équipements ", a-t-il expliqué.

Il s'agit du troisième plan successif pour le site de Genlis, les deux premiers, échelonnés entre la mi-2004 et le début 2006, s'étant déjà soldés par 250 départs volontaires.

Thomson a également cédé en août à Genlis une section d'équipements très spécialisés liés à l'aéronautique à l'américain Thomas Electronics, qui a conservé 20 salariés, tandis que les 14 autres ont opté pour un départ en préretraite.

240 EMPLOIS CHEZ THOMSON A TERME A GENLIS

Le groupe ne comptera donc plus à Genlis que 318 salariés fin juin, mais espère céder prochainement une dernière activité liée à la fabrication de tubes cathodiques qui emploie 78 salariés. Le groupe ne conservera plus à terme sur le site que son activité de fabrication de décodeurs qui emploie 240 personnes.

Interrogé sur l'éventuel transfert de salariés des activités en cours de cession à cette unité de décodeurs, Denis Langlois a répondu : "Nous n'envisageons pas d'augmenter les effectifs de l'unité de décodeurs en France".

Il a toutefois réaffirmé la volonté de Thomson de continuer à fabriquer dans l'hexagone des décodeurs, qui constituent l'un des coeurs de métier du nouveau périmètre de Thomson.

Dans le cadre d'un plan à deux ans lancé par son PDG Frank Dangeard à son arrivée en septembre 2004, le groupe mène une mue de son activité, délaissant la fabrication de téléviseurs et de tubes cathodiques pour se concentrer sur les services à l'industrie de l'image et l'aide à la fabrication de contenus numériques.

Thomson annoncé fin octobre un plan de reconversion de son usine de téléviseurs d'Angers (Maine-et-Loire), dont les effectifs passeront de 600 à 350 salariés d'ici juin 2007. Un programme de pré-retraite est prévu pour 110 salariés et 70 autres devraient pouvoir se reconvertir au sein d'entreprises extérieures. Les 70 salariés restants ont, comme à Genlis, jusqu'au 30 juin pour présenter un projet personnel.

Genlis et Angers sont les deux seuls sites industriels autonomes de Thomson en France, mais le groupe mène également la dernière étape de sa mue : la cession en cours de son activité audio, vidéo et accessoires (AVA) au groupe suisse Oristano dont la signature a été annoncée à la mi-octobre. Les activités européennes de cette division concernent 485 salariés, dont 127 en France

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