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STMicroelectronics et Intel réunissent leurs mémoires flash

22/05/2007 18h14, par Reuters

STMicroelectronics et Intel annoncent le regroupement de leurs mémoires flash dans une nouvelle société destinée à être cotée, s'affranchissant d'une activité qui pesait sur leurs marges.

Le groupe franco-italien et le numéro un mondial des semi-conducteurs détiendront dans un premier temps respectivement 48,6% et 45,1% du capital de la coentreprise, le solde revenant au fonds d'investissement Francisco Partners.

Les trois partenaires ont indiqué dans un communiqué que la nouvelle entité, dont ils évaluent la valeur d'entreprise à trois milliards de dollars, aurait généré l'année dernière un chiffre d'affaires combiné d'environ 3,6 milliards de dollars.

"La nouvelle entreprise atteindra la taille nécessaire pour réussir sur le marché des semi-conducteurs", a souligné Carlo Bozotti, PDG de STMicroelectronics, lors d'une conférence téléphonique présentant l'opération, précisant qu'elle devrait afficher un résultat à l'équilibre dès le premier trimestre de son activité.

Aux termes de l'accord, STMicroelectronics et Intel apporteront leurs actifs dans les mémoires flash et recevront des soultes respectives de 468 millions et 432 millions de dollars. Le fonds californien Francisco Partners L.P. investira de son côté 150 millions de dollars en échange de 6,3% du capital.

Les analystes s'attendaient à l'annonce imminente d'une coentreprise avec Intel, la présence d'un investisseur financier étant jugée idéale car elle permet aux deux groupes de détenir moins de la moitié du capital de la société.

L'action STMicroelectronics a clôturé en hausse de 0,94% à 14,99 euros à Paris, après avoir bondi de 5% à la reprise de sa cotation, qui avait été interrompue en début d'après-midi dans l'attente du communiqué. Intel prenait 0,88% à 22,82 dollars vers 17h45.

Les mémoires flash, qui équipent notamment les téléphones portables, les lecteur MP3, les appareils photo numériques, sont pénalisées par des conditions de marché extrêmement difficiles en raison des pressions sur les prix.

Quentin Philippe, analyste chez Oddo Securites, souligne cependant que la sortie de cette activité ne résout pas les problèmes fondamentaux de STMicro, dont la baisse des marges ne tenait pas seulement aux mémoires.

"Les principaux problèmes de STMicro sont d'une part qu'ils produisent en euros et vendent en dollars et d'autre part qu'ils fabriquent des composants spécifiques pour certains clients dont ils ne détiennent qu'une faible partie de la technologie", a-t-il expliqué.

PAS D'EXPOSITION FINANCIERE

Les trois partenaires ont conclu un accord de financement avec un consortium de banques portant sur un crédit de 1,3 milliard de dollars et une ligne de crédit renouvelable de 250 millions. Cette somme sera utilisée pour rémunérer Intel et STMicroelectronics et le besoin en fonds de roulement de la nouvelle société.

Arvind Sodhani, vice-président d'Intel, et Carlo Bozotti ont souligné que les deux groupes ne soutiendraient pas financièrement la nouvelle entité.

Elle sera dirigée par Brian Harrison, actuel directeur général du pôle de mémoires flash d'Intel, tandis que Mario Licciardello, directeur général délégué de la division de mémoires de STMicroelectronics, en sera le DG adjoint.

La finalisation de l'opération est prévue au second semestre.

La nouvelle société, de droit néerlandais, aura son siège social en Suisse et disposera de neuf sites dans le monde employant 8.000 personnes.

STMicroelectronics a réorganisé depuis le 1er janvier son activité autour d'une branche d'applications spécifiques et d'un pôle industrie et multisegments, tandis que son activité de mémoires flash était devenue indépendante juridiquement au premier trimestre.

Intel a de son côté transféré son activité déficitaire de mémoires flash NAND - qui permettent de conserver les données une fois un appareil éteint - à une coentreprise avec Micron Technology.

L'américain a souligné dans une notification à la Securities and Exchange Commission que la création de la nouvelle coentreprise lui permettrait d'améliorer "légèrement" ses marges.

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