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Quand le courant marin devient courant électrique

05/02/2007 13h18, par News.fr

Sources d'énergie cinétique régulière, les courants marins peuvent fournir de l'électricité via des turbines appelées hydroliennes. Des expériences sont en cours dans le monde. La France, malgré le bon potentiel des côtes bretonnes et normandes, prend son temps.

Utiliser l'énergie des mouvements de la mer est une idée appliquée en France dès 1966 avec l'usine marémotrice de la Rance. Depuis plusieurs années, 2003 en France pour EDF, des études évaluent la possibilité de disposer dans les mers, voire sur les fonds marins, des turbines qui transformeraient l'énergie des courants, comme les éoliennes utilisent celle du vent - d'où la création du mot "hydrolienne" sur le même modèle.

À travers le monde, des structures de grande envergure existent ou sont en préparation, listées par l'ISSC, (International Ship and offshore Structures Congress), auquel collabore l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). En Angleterre, le pionnier MCT (Marine Current Turbines) a construit la première installation, le Seaflow, en 2003. MCT, qui compte EDF parmi ses actionnaires, prépare actuellement une implantation de 10 mégawatts (MW).

En France, EDF souligne que l'énergie hydrolienne, a « l'important avantage d'être prédictible lorsqu'elle met en jeu les courants de marée. Le potentiel électrique européen exploitable a été estimé à 12,5 GW qui pourraient produire 48 TWh annuels [respectivement giga- et terawatts/h] (...). Ce potentiel se trouve essentiellement au Royaume-Uni et en France. » Pour EDF, le potentiel français serait de « 10 millions de MWh pour 3000 MW "installables" (représentant la puissance installée si l'on utilisait tous les lieux favorables à l'exploitation de cette énergie sur les côtes de la Manche). Ce qui correspond à la seconde ressource d'énergie hydrolienne en Europe soit 20% du potentiel total. » Malgré ces atouts, remarquait fin 2006 le rapport Poséidon sur la politique maritime, la France n'a pour l'instant que peu investi dans le domaine, « contrairement au Royaume-Uni, à l'Allemagne, ou même à la Chine. »

Un projet dans le Finistère

Les sites jugés attractifs sont ceux de courants supérieurs à deux noeuds (3,7 km/h) comme Ouessant, le Raz Blanchard ou le Raz de Sein, dans les eaux bretonnes et normandes. Un projet d'hydrolienne en Bretagne, Marénergie, avait été élaboré par l'entreprise d'ingénierie HydroHélix, et labellisé par le pôle mer de la Bretagne. Mais ce prototype de 10 millions d'euros n'a pas abouti faute de crédits. Jean-François Daviau, cogérant d'HydroHélix, le regrette: « En France, il y a un très grand attentisme en matière d'énergies renouvelables et en particulier d'hydroliennes. Contrairement à ce qu'on voit en Grande-Bretagne, où le DTI (ministère de l'Industrie) investit 120 millions d'euros dans plusieurs projets d'hydroliennes. Les Britanniques sont confrontés à l'épuisement dans quelques années de leurs champs pétroliers offshore, avec 70 000 emplois qui risquent d'aller au tapis, et ils investissent en conséquence. En France l'Etat est inactif dans ce domaine. La région Bretagne par contre a cerné là un enjeu économique important. »

Un projet plus modeste, Sabella, vise l'installation cette année d'une hydrolienne de 10 kilowatts en bordure du sud du Finistère. Cet investissement de 700 000 euros sera réalisé par la région, le département, les villes de Brest et Quimper ainsi qu'HydroHélix et des partenaires privés, industriels et financiers, nous indique Jean-François Daviau.


Vers un tarif d'achat en France

Une présentation de l'Ecrin (Echange et coordination recherche-industrie) sur les énergies des mers souligne qu'il s'agit d'énergies abondantes et sans effet de serre
(continues dans le cas des hydroliennes), créant dans les zones littorales des emplois non délocalisables, et utilisables pour le développement durable des pays du sud et des Dom-Tom. Encore faudra-t-il une volonté politique pour soutenir le développement de cette énergie. Jean-François Daviau, d'HydroHélix, observe que les exploitants anglais et portugais bénéficient d'un tarif modifié valorisant le kilowatt heure d'hydrolienne à 25 centimes d'euro. Un courrier du ministère de l'Industrie fin 2006 annonce un futur tarif d'achat de 15 centimes du kWh marin, ce qui pourrait stimuler des hydroliennes françaises.

 

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