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Nokia et Siemens fusionnent leurs équipements de réseaux

19/06/2006 15h16, par Reuters

Le groupe finlandais Nokia et l'allemand Siemens annoncent la fusion de leurs activités d'équipements de réseaux, qui créera l'un des principaux acteurs mondiaux du secteur, de taille à rivaliser avec le futur ensemble Alcatel-Lucent ou Cisco Systems.

Le rapprochement Nokia-Siemens s'effectuera par la création d'une nouvelle coentreprise détenue à parts égales et baptisée "Nokia Siemens Networks", qui affiche un chiffre d'affaires proforma 2005 de 15,8 milliards d'euros et 60.000 salariés.

Siemens s'est refusé à tout commentaire sur les modalités financières de l'opération; selon le Wall Street Journal, l'opération représente quelque 31,6 milliards de dollars (25 milliards d'euros).

Les deux groupes tablent sur des économies de 1,5 milliard d'euros par an d'ici 2010.

A la Bourse de Francfort, l'action Siemens gagnait 6,18% à 66,69 euros en début de séance; à Helsinki au même moment, Nokia prenait 1,85% à 15,94, alors que l'indice DJ Stoxx européen des valeurs technologiques avançait de 1,26%.

"Nous pensons que le partenariat avec Siemens constitue la manière la plus efficace de parvenir à la taille et à la richesse du portefeuille de produits nécessaire pour rivaliser au niveau mondial", a déclaré dans un communiqué Olli-Pekka Kallasvuo, le tout nouveau P-DG de Nokia, dont l'opération constitue le premier fait d'armes.

Nokia Siemens Networks, dont le siège social sera installé en Finlande, sera dirigé par Simon Beresford-Wylie, actuellement directeur de la division Réseaux de Nokia. Un siège régional de la nouvelle entité sera basé à Munich, où Siemens a son propre siège.

6.000 À 9.000 POSTES MENACÉS

L'annonce le 2 avril du rapprochement entre Alcatel et Lucent a suscité des rumeurs de mariage et autres partenariats dans un secteur très concurrentiel, notamment en raison de la montée en puissance d'asiatiques comme le chinois Huawei.

"La fusion donne à Nokia et Siemens la taille qu'ils n'auraient pas atteinte sans elle. Ils auront pour commencer la possibilité de se débarrasser de beaucoup de salariés. Ils ont des marchés en commun", a commenté Ed Snyder, analyste de Charter Equity Research.

Nokia et Siemens expliquent vouloir réduire d'ici quatre ans les effectifs du nouvel ensemble de 10 à 15%, ce qui équivaut à la suppression de 6.000 à 9.000 postes.

Snyder a cependant ajouté: "Je pense que cela a beaucoup de sens du point de vue des coûts mais je ne crois pas que cela améliore le moins du monde leurs perspectives de croissance."

Les analystes et la presse spéculaient depuis plusieurs mois déjà sur la possibilité d'un rapprochement entre Nokia et Siemens dans les équipements de réseaux.

En février déjà, le mensuel allemand Manager Magazin avait rapporté que Siemens discutait de la vente à Nokia de sa division Com ou du regroupement de leurs activités de réseaux dans une coentreprise.

Ces discussions avaient échoué, Nokia n'étant intéressé que par les activités - rentables - d'équipements de réseaux mobiles de l'allemand et pas par la branche - déficitaire - d'équipements pour réseaux fixes.

Nokia, en dépit de l'importance de son trésor de guerre, qui atteignait neuf milliards d'euros fin mars, n'a jamais réalisé d'opération de grande ampleur ces dernières années.

Sa direction a répété à plusieurs reprises ces derniers mois souhaiter réaliser davantage d'acquisitions et jouer un rôle actif de consolidateur dans le secteur des infrastructures de réseaux.

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