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L'Europe s'alimentera en énergies renouvelables

12/03/2007 12h58, par News.fr

Les 27 pays de l'Union européenne se sont mis d'accord sur une politique ambitieuse pour lutter contre le réchauffement climatique. La géothermie, l'éolien et le solaire seront particulièrement favorisés d'ici à 2020, aux côtés du nucléaire.

Angela Merkel n'a pas caché sa joie à l'annonce du compromis signé par les 27 pays membres de l'Union réunis en conseil à Bruxelles. « Ma satisfaction n'est pas mince que nous soyons arrivés à des objectifs si ambitieux et crédibles », a notamment déclaré la chancelière allemande dont le pays est actuellement aux commandes de l'Europe. L'Europe qui devrait ainsi « jouer un rôle d'avant-garde » dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Pour atteindre cet objectif, le Conseil européen s'est entendu sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% par rapport à 1990, d'ici à 2020. C'est aussi sur ce même pourcentage, et sur cette même échéance, que les 27 se sont accordés, avec quelques difficultés, pour fixer le quota minimum d'utilisation des énergies renouvelables. Autrement dit, 20% de la consommation d'énergie en Europe devra provenir d'ici à 2020 de l'éolien, de la géothermie, de l'hydraulique, du solaire ou de la biomasse.

Cet objectif devrait à terme changer le visage et le paysage de l'Europe, tant au niveau des recherches que des investissements et du développement des infrastructures. Il constituait d'ailleurs un point de litige important pour les 27, conscients par ailleurs de l'importance de conserver et d'accroître l'indépendance énergétique de l'Europe.

Sur la question des biocarburants en particulier, les 27 ont suivi la recommandation de la Commission qui est d'intégrer 10% des biocarburants dans la consommation totale de carburants d'ici 2020.

Le nucléaire en option

La surprise de ce Conseil de l'Europe consacré pendant deux jours à la politique environnementale aura été la prise en compte du nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique. L'option était fortement poussée par la France, qui comptait à ses côtés la Bulgarie, la Finlande, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie et la République tchèque. Elle fait écho également à l'avis de la Commission sur « la contribution de l'énergie nucléaire dans le cadre de préoccupations grandissantes sur la sécurité des approvisionnements d'énergie et de la réduction des émissions de CO2 ».

Une nuance toutefois a été précisée pour mettre tout le monde d'accord : il appartiendra « à chacun des Etats membres de décider s'il aura ou non recours à l'énergie nucléaire ». Farouches opposants, l'Allemagne, l'Autriche et la Pologne apprécieront la subtilité.

Au-delà de la production, les 27 ont aussi fixés des objectifs pour réduire la consommation d'énergie : une réduction de 20% d'ici à 2020, notamment dans l'industrie, le bâtiment et les transports. De nouvelles mesures devraient être proposées dans ce sens par la Commission pour optimiser l'éclairage au bureau, dans les rues ou à la maison.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, salue un accord « historique », « le plus lourd en conséquences auquel un sommet européen soit jamais arrivé » conclut-il. A partir de ces objectifs, chaque état membre va devoir maintenant ajuster sa politique nationale en matière d'environnement.

 

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