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Les mobiles 3G devraient connaître un énorme développement au Japon

07/12/2002 15h43, par Wanadoo

TOKYO (AFP), le 07-12-2002
La troisième génération de téléphonie cellulaire, qui peine à voir le jour en Europe et reste boudée par les 77,4 millions d'adeptes japonais du portable, va connaître un développement considérable au Japon dans les deux à trois ans à venir, estiment des spécialistes du secteur à Tokyo.

Lancés en première mondiale au Japon en octobre 2001 par le géant NTT DoCoMo au Japon, ces téléphones doivent permettre entre autres de transmettre des données à une vitesse quarante fois supérieure à celle des services de deuxième génération, de converser en visiophonie ou de télécharger de petits films.

KDDI a emboîté le pas à DoCoMo en avril, suivi du troisième opérateur japonais J-Phone, contrôlé par le britannique Vodafone, qui vient d'annoncer le lancement le 20 décembre d'un service 3G limité.

Ces réseaux souffrent encore actuellement sur l'archipel d'une couverture géographique incomplète, de la faible autonomie des batteries des terminaux et d'un manque d'applications attrayantes par rapport à celles de la deuxième génération, soulignent les analystes.

DoCoMo n'avait attiré que 149.000 clients de la 3G fin novembre, plus d'une année après le lancement. Le numéro un japonais a fortement réduit son objectif à 320.000 abonnés d'ici fin mars 2003, contre 1,38 million auparavant.

KDDI revendiquait 3,3 millions d'abonnés en octobre pour son service considéré par les analystes comme plutôt apparenté à la génération 2,5. Ce service a le grand avantage d'être compatible avec la génération précédente car ils utilisent tous deux la technologie de réseau. Cela permet ainsi d'utiliser son téléphone en 2G lorsque l'on sort de sa zone de couverture, soulignent les analystes.

Quant à J-Phone, il s'est fixé le modeste objectif d'un million d'abonnés d'ici fin mars 2004, dont 20% de professionnels, et met dans un premier temps l'accent moins sur les applications que sur sa particularité de permettre une utilisation du terminal dans 50 pays dès le départ, puis dans 63 pays d'ici fin janvier.

"Dans deux ou trois ans, la plupart des abonnés utiliseront la troisième génération", estime Katsuo Hori, analyste du secteur des télécommunications chez BNP Paribas Securities. L'exercice comptable 2004, qui s'achève fin mars 2005, sera probablement, selon lui, la première année de réelle pénétration de la 3G. A la fin de celle-ci, 30 à 40% des abonnés au téléphone mobile du pays l'auront adoptée, estime-t-il.

Un peu moins optimiste, Hironobu Sawake, de JP Morgan Securities Asia, considère que, dans trois ans, un tiers des abonnés de NTT DoCoMo, actuellement au nombre de 42 millions, dont 35 millions pour le système d'internet mobile i-mode, seront sur un service de troisième génération. La proportion sera la même pour J-Phone mais de près de 100% pour les clients mobiles de KDDI, selon M. Sawake.

Un opérateur comme DoCoMo est condamné à transférer ses clients sur les nouveaux réseaux, du fait de la saturation de ses capacités qui a nui à la qualité de ses transmissions vocales, souligne Mark Berman de Crédit Suisse First Boston.

L'extension de ces services va s'accélérer d'ici la fin 2003 avec le passage de KDDI à la 3G à part entière l'automne prochain et l'élargissement des couvertures de NTT DoCoMo et J-Phone. De plus, DoCoMo doit lancer à la fin du mois un terminal d'une autonomie de 150 heures en mode attente au lieu de 125 pour le dernier modèle et 50 seulement pour le plus ancien.

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