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Les écrans tactiles à la conquête des téléphones portables

25/06/2007 18h08, par Lexpanssion

Depuis sa présentation en janvier, et à une semaine de sa sortie aux Etats-Unis, l'iPhone a relancé la mode des écrans tactiles. Selon iSuppli, le marché devrait doubler en cinq ans. Mais tous les écrans ne se valent pas.


La technologie n'est pas nouvelle. Pourtant, on n'en a jamais autant parlé. A une semaine de la sortie de l'iPhone, les fabricants de téléphones portables ne jurent plus que par les écrans tactiles. HTC, LG Sony Ericsson et Motorola ont déjà sorti leurs combinés. Samsung ou Nokia prévoient de le faire. L'écran tactile fera partie des prochains gros succès, prédisait lundi le directeur technique du numéro un mondial, Tero Ojanpera. L'engouement est tel que le marché devrait pratiquement doubler d'ici cinq ans, passant de 2,4 à 4,4 milliards de dollars, selon une récente étude du cabinet iSuppli. « La demande pour les écrans tactiles sera tirée principalement par les téléphones portables et les produits d'électronique grand public, notamment les consoles portables, les PDA et les GPS », estime Jennifer Colegrove, analyste chez iSuppli. Par ailleurs, « les écrans tactiles trouveront une place dans pratiquement tous les secteurs de l'électronique, des avions aux automobiles, aux appareils de contrôle et à la maison ». Dans les mobiles, les ventes passeront de 38 millions de combinés en 2006 à 90 millions en 2012.

Longtemps confinés à des applications précises, et notamment aux smartphones et aux PDA les plus chers, les écrans tactiles sortent de l'ombre. Depuis deux ans, la Nintendo DS a déjà contribué largement popularisé le procédé dans le grand public. La console portable, comme la plupart des appareils aujourd'hui commercialisés, utilisent une technologie dite « resistive », parfaitement maîtrisée. Une pression sur l'écran provoque la rencontre de deux couches finalement espacées, et la détection des points. Seulement, la luminosité n'est pas optimale et la navigation se fait le plus souvent au stylet. Si Apple fait parler de lui, c'est qu'il oppose une technologie plus perfectionnée, dite capacitive. Un courant électrique quadrille l'écran. La pression d'un doigt interrompt le courant, ce qui provoque la détection. Suprême raffinement, Apple ajoute le principe du « multi-touch », dont il détient le brevet. Plusieurs pressions peuvent être effectuées simultanément sur l'écran pour mener des actions complexes, par exemple le recadrage d'une photo ou le zoom sur une page Internet. C'est ce marché qui devrait exploser.

Toutefois, il pourra toujours subsister une résistance… chez les utilisateurs. Les écrans tactiles, en effet, amènent de nouveaux usages qui nécessiteront un temps d'adaptation. Pas d'inquiétude dans la navigation générale du téléphone. Les gros boutons de l'iPhone remplaceront avantageusement les molettes qui ont tendance à se dérégler au bout de quelques mois. En revanche, la rédaction des messages est source de grandes interrogations. Avec les téléphones à stylet, la reconnaissance d'écriture était déjà chaotique. Sur l'iPhone, les textos et les courriels se tapent exclusivement au doigt, sur un clavier virtuel. Et la surface lisse du téléphone ne renvoie aucune sensation. En guise de solution, certains fabricants envisagent de simuler une réaction du téléphone, en ajoutant une vibration. Les avis des premiers clients de l'iPhone, dès la semaine prochaine, permettront aussi de juger de l'avenir de ce type d'écrans.

 

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