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Les caprices de l'électronique

25/09/2004 10h39, par LeFigaro.fr

Il fut une époque, pas si lointaine, où le fonctionnement d'une automobile était relativement simple : moteur et principaux organes de sécurité, auxquels s'ajoutaient une carrosserie, un habitacle et quatre pneus. Les progrès de la technologie ont apporté des améliorations bienvenues en matière de confort, d'agrément de conduite et de sécurité, puis la machine s'emballa brusquement il y a une dizaine d'années.


L'auto avait mis les roues dans l'engrenage de l'électronique.

L'arrivée du multiplexage reliant tous les capteurs à un même "bus" transportant l'ensemble des données vers les calculateurs a réduit la quantité de fils et de branchements, avec un gain de poids pouvant aller jusqu'à vingt kilos. Tous les modèles d'aujourd'hui sont truffés d'électronique (verrouillage centralisé, calculateur d'injection, gestion de la boîte de vitesses automatique, airbags, ABS et correcteur de trajectoire) mais celle-ci est devenue facétieuse, voire contrariante.

Les effets pervers des émetteurs de télécommunication qui peuvent bloquer dans un rayon de cinq cents mètres le système d'antivol de modèles ou l'allumage intempestif des voyants au tableau de bord constituent un moindre mal. Beaucoup plus préoccupantes sont les pannes d'ABS, les blocages de boîte de vitesses, les pertes de puissance ou l'arrêt intempestif du moteur sur autoroute.

En 2003, 18 % des dépannages réalisés sur le réseau des autoroutes SAPRR étaient liés à des défaillances électroniques. Dans la presse automobile, les témoignages de propriétaires furieux racontant les dysfonctionnements de leur voiture neuve constituent une rubrique à part entière. Les marques, conscientes de ces problèmes et de leurs conséquences néfastes à terme sur leur image, réagissent au cas par cas ou organisent des campagnes de rappel concernant des modèles précis. Poussées à réduire la durée de gestation de leurs modèles et à multiplier les nouveaux équipements, elles hésitent à ralentir la cadence, de peur de voir la concurrence occuper le terrain.

Le phénomène est identique aux Etats-Unis, mais ses conséquences y sont plus mesurables. Au pays du consumérisme revendiqué, l'organisme indépendant JD Power (www.jdpower.com) répertorie pannes électroniques, avis des propriétaires concernés et, surtout, établit un classement de la fiabilité.

Le dernier en date rétrograde Mercedes en dixième position, derrière les japonais et même le coréen Hyundai. D'ailleurs, sur ses derniers modèles, la marque à l'étoile a réduit jusqu'à plusieurs centaines de fonctions électroniques.

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