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Le premier robot hôtesse d'accueil est Japonais

16/12/2005 18h28, par LeFigaro.fr

L'ÉCONOMIE JAPONAISE se porte tellement bien que même les robots décrochent des emplois : Asimo, l'humanoïde développé par Honda, occupera les fonctions de réceptionniste dans une succursale du constructeur automobile, en banlieue nord de Tokyo, à partir d'avril prochain. Satoshi Shigemi, responsable du développement de Asimo, l'a annoncé mardi lors d'une conférence de presse solennelle et chaleureuse comme un avis de naissance : sa créature est entrée dans l'ère de l'utilité. Fini les chorégraphies automatiques ridicules, fini de rouler des mécaniques au ralenti dans les foires étudiantes, au milieu de robots-danseurs de tango ou de robots-flûtistes. La longue marche de Asimo vers la dignité est engagée : il est désormais capable de reconnaître des invités et les guider jusqu'à une salle de réunions, servir des boissons ou pousser un chariot contenant une charge de dix kilos. Il a doublé sa vitesse de déplacement, qui est désormais de six kilomètres heure. Les office ladies, employées de bureau rompues aux tâches ingrates dans l'entreprise nippone, n'ont qu'à bien se tenir.


Les robots sont la génération montante au Japon. La télévision leur donne des égards de champions de sumo. Ils étaient les véritables vedettes de l'Exposition universelle de Aichi (centre du Japon) cette année. Ils démarrent une carrière internationale prometteuse, assistant un pays à la diplomatie un rien défaillante. Lorsqu'il s'est rendu en République tchèque en 2003, le premier ministre Junichiro Koizumi avait emporté comme émissaire Asimo, en hommage à l'origine tchèque du mot «robot». Il faut dire que de passage aux Etats-Unis quelques mois auparavant, il avait fait retentir la cloche de la Bourse de New York en ouverture de séance.


«60% des robots dans le monde vivent et travaillent au Japon», estime le professeur Minoru Asada, président de la fédération Robocup, la coupe du monde de football entre robots. Selon lui, une équipe d'humanoïdes battra une équipe humaine à l'horizon... 2050.

Les «enfants du pays»


L'attachement de l'archipel pour les robots ne date pas d'hier. Les Japonais n'ont pas les mêmes pudeurs judéo-chrétiennes de l'Occident, et ne sont pas gênés par l'idée que la vie puisse habiter une chose. Après la Seconde Guerre mondiale, le héros de bande dessinée Atomboy, qui s'envolait au-dessus du pays en ruines, faisait rêver les enfants. Cet engouement est aussi économique : l'industrie électronique de l'archipel compte sur la robotique et la mécatronique (qui mêle mécanique et électronique), très exigeante en matériel informatique, pour se régénérer, elle qui n'a jamais su développer d'industrie logicielle. Matsushita ou Honda parient que leurs innovations robotiques irrigueront d'autres domaines scientifiques : ainsi les navigateurs intégrés dans les humanoïdes pourront-ils être réutilisés dans les systèmes de navigation automobiles. Enfin, cette frénésie a une racine démographique : le vieillissement rapide de la population conduit l'industrie de l'archipel à réfléchir à des solutions alternatives pour sa main-d'oeuvre. Allergique à l'idée de recourir à l'immigration, les Japonais espèrent confier leurs tâches les plus primaires à des robots. Contrairement aux jeunes d'origine coréenne ou chinoise qui apparaissent dans les petits commerces et les usines, Asimo, lui, est un «enfant du pays». Le problème des robots est leur utilité et leur absence de rentabilité. Beaucoup sont encore des jouets ou des agents de relations publiques. Les applications manquent. Sony a su un temps charmer les médias avec Aibo, son chien-robot qui à chaque version devenait plus intelligent ; mais cet automate a fait long feu. Il ne rencontre le succès qu'au Japon, tandis que ses coûts de développement demeurent exorbitants. Lorsque le nouveau président de Sony, l'Américain Howard Stringer, a annoncé en septembre un programme de restructuration drastique pour Sony, il n'a pas dit un mot sur la division robots. Quelques-uns sont tout de même promis à un bel avenir. Les robots-serpents par exemple, qui peuvent se faufiler sous les débris, porter secours là où les humains ne vont pas après un tremblement de terre. «La reptation est un mouvement assez facile à imiter, contrairement à la démarche humaine», explique un jeune étudiant français en mécatronique à Tokyo.

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