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Le Japon s'intéresse à la sous-traitance de semi-conducteurs

18/01/2006 16h07, par Reuters

Les japonais Hitachi, Toshiba et Renesas Technology ont annoncé mercredi la constitution d'une société pour étudier la possibilité de créer un sous-traitant indépendant de semi-conducteurs pour faire pièces aux fondeurs taiwanais, rois du secteur.

Advanced Process Semiconductor Foundry Planning, sera détenue à 50,1% par Hitachi, 33,4% par Toshiba et le reste par Renesas, filiale d'Hitachi et de Mitsubishi Electric. Elle sera dirigée par Hirokazu Hashimoto, ancien haut dirigeant de NEC Electronics, la filiale semi-conducteurs de NEC. La décision de lancement ou non d'un sous-traitant pourrait être prise d'ici six mois.

Le Nihon Keizai avait indiqué le mois dernier que l'investissement dans la société d'étude, qui doit être créée ce mois-ci, pourrait atteindre 100 milliards de yens (millions d'euros), la production devant commencer en 2007.

Les groupes japonais d'électronique souhaitent revenir sur le devant de la scène du marché mondial des semi-conducteurs, qu'ils dominaient à la fin des années 80, quand NEC, Toshiba, Hitachi étaient les trois premiers mondiaux.

L'an dernier, aucun d'entre eux ne s'est retrouvé en haut du classement. Les fabricants japonais de semi-conducteurs n'ont pas réussi à atteindre une part de marché significative sur des produits-phare tels que les puces pour les téléphones mobiles ou les systèmes de microprocesseurs pour les PC.

Le secteur souffre aussi d'un problème structurel. Le trop grand nombre d'acteurs entraîne une dispersion des ressources. C'est cette volonté de retrouver de la capacité financière qui a incité les japonais à regrouper leurs porte-monnaies et leur savoir-faire technologique en une société de sous-traitance.

La tâche ne sera pas facile, estiment les analystes, face aux deux géants du secteur Taiwan Semiconductor Manufacturing (TSMC) et United Microelectronics Corp. (UMC).

"Il est très difficile de pénétrer sur un marché où la chaîne de fabrication est déjà très établie", estime Masao Kuniba, analyste chez Gartner. Il ajoute qu'il faut aussi pouvoir maintenir à un haut niveau l'investissement nécessaire chaque année pour rester en phase avec les progrès techniques.

NEC avait tenu la place de numéro un mondial des semi-conducteurs pendant sept ans à partir de 1985, avant de se faire ravir le trône par l'américain Intel en 1992, rappelle Gartner.

En 2005, Toshiba était le numéro quatre mondial des semi-conducteurs et Renesas, septième, selon les données les plus récentes d'iSuppli.

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