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L'ampoule classique condamnée à disparaître

06/04/2007 17h50, par News.fr

Environnement - À l'occasion de la semaine du développement durable, Électricité de Strasbourg tente de convertir les habitants aux ampoules basse consommation amenées à remplacer les lampes classiques. Si elles consomment moins, elles se révèlent polluantes.

Au même titre que les téléviseurs à tube cathodique, la traditionnelle ampoule à incandescence est en passe de devenir une curiosité, au profit de sa remplaçante : l'ampoule basse consommation dite "fluocompacte". Elle présente plusieurs avantages : elle consomme quatre fois moins d'électricité, pour une durée de vie 6 à 10 fois plus longue. Même si à l'achat, le prix se révèle en moyenne 10 fois plus élevé, elle devient rentable dès la première année d'utilisation, selon l'Ademe. Elle procure en outre un confort lumineux équivalent. Les toute nouvelles générations ne demandent plus forcément quelques dizaines de seconde d'attente pour profiter d'une intensité lumineuse complète.

Confrontés à de tels avantages, ainsi qu'à la montée en puissance d'un autre type d'ampoule, la lampe à diode électroluminescente (LED), le modèle à incandescence s'éteint à petit feu. Nombreux pays et collectivités promeuvent les lampes fluocompactes, voire interdisent les ampoules classiques. Cuba et le Venezuela lancent le mouvement en 2005. L'Australie suit en février 2007 en décidant l'interdiction d'ici à 2010 des ampoules classiques. Le gouverneur de Californie, lui, annonce un projet de loi mettant fin à leur vente d'ici à 2012. En Europe, bureaux et éclairages publics devraient passer au fluorescent en 2008, un an avant les particuliers.


Recyclage obligatoire

Selon l'Agence Internationale de l'Energie, l'éclairage consomme jusquà 19% de la production d'électricité mondiale, ou presque 2% de la consommation annuelle d'énergie. Énergie dont la production contribue à l'effet de serre. L'enjeu du changement de mode d'éclairage est donc autant environnemental qu'économique.

En France, profitant de la semaine du développement durable programmée du 1er au 7 avril 2007, Électricité de Strasbourg a décidé de distribuer 4 000 ampoules basse consommation de 17 watts, l'équivalent d'une ampoule classique de 85 watts. À Paris, l'Opac, l'organisme gestionnaire des logements sociaux de la capitale, prévoit, parmi ses mesures de "développement durable", la suppression d'ici à 2010 de 90% des ampoules à incandescence et halogènes, dans les parties communes de ses immeubles, au profit de lampes à basse consommation.

L'envers du décor vert est que ces lampes fluocompactes et à LED contiennent du mercure et des circuits électroniques. Ce qui signifie qu'elles ne doivent pas être jetées à la poubelle au risque de polluer gravement. Toute ampoule de ce type doit donc être déposée dans un point de collecte ou une déchetterie participant à la récupération des lampes, selon un principe similaire à celui des piles. Au consommateur d'intégrer le fait qu'il est responsable de l'utilisation d'une ampoule de nouvelle génération, de l'achat à la fin de cycle de l'objet. Le prix d'achat d'une lampe fluocompacte en France comprend, depuis un arrêté pris en août 2006, une taxe de 0,25 euro pour le recyclage. Selon Récylum, l'organisme responsable des lampes usagées, sur 80 millions de lampes jetées chaque année dans l'hexagone, 14 millions sont collectées et recyclées, ce qui laisse donc une large marge de progression.

 

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