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Diplomatie et technologie, le double pari de France 24

05/12/2006 11h25, par Reuters

Née de la volonté de Jacques Chirac, la chaîne de télévision internationale France 24 va tenter de trouver sa place sur une mappemonde médiatique que se partagent les précurseurs anglo-saxons et l'ambitieuse chaîne arabe Al Djazira.

Détenue à parts égales par TF1 et France Télévisions, France 24 revendique son originalité technologique dès son lancement, prévu en deux temps : elle sera d'abord disponible "en exclusivité" sur internet, mercredi, avant d'être diffusée sur le câble et le satellite, jeudi.

Vingt-six ans après CNN, la chaîne française tente un exercice d'équilibrisme diplomatique : être porteuse, selon les propres termes de ses responsables, d'une "autre vision du monde" sans "aucune volonté d'anti-américanisme".

Son nom de baptême - le sigle "CFII", pour "chaîne française d'informations internationale" a toutefois été modifié pour lui donner une coloration plus cocardière.

"Ce n'est pas du tout en opposition ou en critique. C'est parce que notre vision est différente", explique Alain de Pouzilhac, ancien P-DG d'Havas et président du directoire de France 24. "On va mettre en avant tous les points de vue différents de ce monde, à l'inverse des anglo-saxons qui ne montrent qu'une vision unifiée du monde".

"Regard français" ne veut pas dire "voix de la France, insistent également les dirigeants de la chaîne, qui rappellent qu'une "charte d'indépendance" a été signée par les 170 journalistes - représentant 28 nationalités - de France 24, installée à Issy-les-Moulineaux, dans la banlieue de Paris.

"Cette idée qui voudrait qu'on soit la chaîne de Chirac, c'est du flan", insiste Marc Owen, ancien présentateur des chaînes britanniques ITV et Granada, aujourd'hui l'une des plumes de la rédaction anglophone.

Le but consiste à "être à l'écoute de l'influence de la France dans le monde et à utiliser ce prisme dans nos reportages. Mais on ne va pas insister sur la France à tout prix".

INTERNET EMBARQUE

L'idée d'une chaîne française internationale remonte à la fin des années 80. La première guerre du Golfe, relayée par CNN, renforce cette conviction mais il faudra encore dix ans pour que le projet prenne forme.

En 2002, Jacques Chirac voit dans une grande chaîne internationale un élément "essentiel pour le rayonnement de notre pays". Un an plus tard, la nouvelle guerre du Golfe qui s'annonce relance le processus. Paris, qui s'oppose à l'intervention américaine en Irak, mesure l'enjeu d'une "troisième voix", ni anglo-saxonne ni arabe.

Dotée d'un budget annuel de 80 millions d'euros, France 24 s'appuiera à la fois sur sa rédaction, les bureaux de TF1 et France Télévisions et ses partenaires français (RFI et AFP).

Révolution numérique oblige, la chaîne n'a plus de cameramen en plateau, tout étant dirigé de la régie. Rien ne sera stocké sur cassette et les journalistes travailleront à la fois pour le câble et le satellite.

Dans un premier temps, la chaîne émettra ses journaux "rafraîchis" toutes les trente minutes sur deux canaux : un 100% français et l'autre à 75% en français et 25% en anglais. Elle devrait disposer d'un décrochage de quatre heures en arabe à l'été 2007. Son site internet sera en revanche trilingue dès la naissance : français, anglais et arabe.

Dès jeudi, elle devrait toucher 250 millions de personnes, sur le continent européen, le Proche-Orient et l'Afrique. Elle sera aussi visible aux Etats-Unis, mais uniquement à Washington et New York.

Une couverture mondiale n'est pas envisagée avant 2008. Deux ans pour se faire une place entre les poids-lourds de l'info. Al Djazira a lancé mi-novembre un service en anglais, recrutant 500 personnes et ouvrant une dizaine de bureaux dans le monde.

Le pari sera réussi "le jour où nous saurons que France 24 est prise comme l'une des deux ou trois opinions avant que les gens se forgent leur propre opinion (...) CNN, France 24 et Al Djazira ou BBC, CNN et France 24", estime Alain de Pouzilhac. "Ce jour-là, on pourra dire qu'on compte dans le monde".

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