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Ces robots militaires qui ont de l'oreille

28/12/2006 07h50, par Génération NT

Depuis quelques années, les drones sont devenus presque incontournables dans toute stratégie militaire. Allons-nous vers une robot-dépendance ?

Battlefield 2142 ne serait pas temporellement si loin que cela. Enfin, tel semble être le sentiment de certains militaires américains devant les « prouesses » des robots sur le champ de bataille. Et parmi les dernières avancées technologiques dans le domaine logiciel, l’on peut citer cette unité de contrôle centralisé, qui, comme son nom l’indique est destinée à rendre la gestion et interaction sur le champ de bataille, plus efficace et surtout, plus rapide.

La technologie au service de la guerre
En effet, cette unité qui est développée par Lockheed Martin, va répertorier, classer, déchiffrer et régir des véhicules ainsi que des paramètres tactiques de façon automatique. Pour schématiser, on pourra dire qu’il s’agit d’un très puissant CPU doté d’un efficace système d’exploitation qui va traiter des données en temps réel. Ça c’est pour la partie logicielle.

Car d’un point de vue matériel, les progrès technologiques sont tout aussi significatifs. Par exemple, la modernisation du robot de combat PakBot qui est en « service » en Afghanistan depuis 2002, va participer à cet élan de réactualisation des tactiques militaires. Ce PakBot (sic) qui a été développé par la firme spécialisée en robotique, iRobot, va bénéficier d’une mise à jour qui se révèlera fort utile en campagne.

 

Ohé du PakBot
Pour rappel, ce robot qui pèse dans les 20 Kg, provient des mêmes chaînes d’assemblage d’où sont sortis les célèbres et « intelligents » aspirateurs domestiques Scooba et Roomba. Le PakBot peut être contrôlé grâce à une liaison par fibre optique ou, mieux, par une connections sans fil et il porte en son sein bon nombre de capteurs ainsi qu’un module GPS.

Tout cela est géré par une version du système d’exploitation Linux. Quant aux capacités opérationnelles du PakBot, on sait qu’il peut s’aventurer sur des terrains accidentés, sur du sable, de la boue et même dans des environnements urbains où on retrouve des escaliers ou des marches. La vitesse de pointe du PakBot peut atteindre plus de 80 Km/h.

 

L’homme contre la machine
La dernière version du PakBot intègrera le REDOWL (Robot Enhanced Detection Outpost with Lasers). Derrière cet acronyme barbare se cache un système embarqué dans un boîtier miniature, qui est dédié au repérage et à la surveillance des tirs ennemis dans un cadre de guérilla urbaine.

Selon ses concepteurs, le REDOWL (ou « hibou rouge », littéralement) peut identifier le tir d’un AK-47 adverse d’un M-16 « ami », voire de simples pistolets. Avec ses 6 microphones embarqués, le REDOWL est capable de situer l’emplacement d’un sniper et de transférer cette information à l’opérateur ou à un drone du type MAV (Micro Air Vehicle). Ce dernier va ensuite relayer la position exacte du sniper aux troupes « amies ». Ou encore, l’opérateur pourra déployer le PakBot (équipé du REDOWL) en « reconnaissance avancée » jusqu’à la ligne de front. L’opérateur pourra ainsi voir à travers les puissants yeux du PakBot, des caméras avec zoo optique 300x.

 

Quasi infaillible…
Selon les développeurs du REDOWL – l’Université de Boston et iRobot – ce système a eu un taux de détection de l’ordre de 95% et a pu correctement classifier la totalité des tirs et cela qu’importe l’environnement. Aussi, selon les dires de ses créateurs, le REDOWL a pu calculer la distance qui le séparait du tireur grâce à un capteur laser qui est efficace jusqu’à 100m.


Pour le moment, la synthèse PakBot/REDOWL n’a pas la capacité de faire feu. Toutefois, Glen Thoren, le vice-président du centre d’études photoniques de l’Université de Boston reconnaît qu’il est « évident que cette technologie fonctionnerait à merveille avec une plateforme armée »… La perche est tendue…

 

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