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Bientôt un robot-chien français

23/07/2007 18h37, par News.fr

Robotique - Il s'appelle Robudog ; il est l'oeuvre de la société Robosoft. Monté sur quatre pattes, il pourrait prendre la place laissée vacante par Sony sur ce marché des canidés robotisés.

C'est en réponse à un appel d'offres de la Robocup, la Coupe du monde de football des robots, que Robosoft, entreprise basée au pays basque français, s'est associée à l'Institut Systèmes Intelligents et Robotique (ISIR, Université Paris 6) pour créer un successeur à Aibo, le chien de Sony. Après six mois de développement, "RobuDog" est sur le point d'être commercialisé. « Il nous faut encore trois mois pour sa finition et sa mise en fabrication », confie Vincent Dupourqué, président du directoire de Robosoft.

Mais on connaît déjà sa fiche signalétique. Haut d'une trentaine de centimètres pour 3 kg, il est équipé de 17 moteurs pour gérer les mouvements des membres et de la tête, ainsi que de nombreux capteurs. Certains pour la détection des chocs et d'autres à infrarouge pour éviter les collisions... La machine intègre également une caméra incorporant des fonctions de traitement d'images, ainsi qu'un PC complet permettant de programmer son comportement et de communiquer avec d'autres robots, via Wi-Fi.

Voilà peut-être de quoi combler le vide laissé par la disparition d'Aibo. En janvier 2006, Sony décidait d'arrêter la production de sa gamme de chiens robotisés dotés d'un comportement "intelligent". L'annonce, qui avait fait grand bruit, n'avait pas seulement déçu les quelques milliers de propriétaires de ce "compagnon domestique robotisé". Elle avait également inquiété le monde de la robotique universitaire, qui trouvait dans la gamme Sony une plate-forme de recherche idéale. Depuis plusieurs années, les Aibo étaient utilisés dans des compétitions destinées à promouvoir la recherche en robotique et intelligence artificielle, comme la Robocup, où s'affrontent des équipes de robots autonomes sur des terrains de football miniatures.

Une nouvelle star du football robotique ?

Contrairement à Aibo, qui se destinait avant tout à un usage domestique, RobuDog a été pensé spécifiquement pour le football. Ainsi, les chevilles des pattes avant du robot ont été conçues pour « frapper la balle avec précision et mieux contrôler sa trajectoire », tandis que chacune des jointures peut être « finement contrôlée » et fournit des informations quant à « sa position, sa vitesse ou sa température ».

Globalement, la plate-forme vise « à fournir aux chercheurs, aux enseignants et aux passionnés les moyens de mettre au point des développements robotiques avancés ». « Nous n'avons pas encore prévu de version grand public », reconnaît Vincent Dupourqué, qui assure viser une production de « quelques centaines d'unités par an ». Si le robot paraît donc moins accessible que ne l'était Aibo, son usage au plan domestique n'est pas exclu. « Nous pensons en priorité aux "hobbyists" avertis, férus de programmation, qui souhaiteraient développer des comportements intelligents pour un tel robot », explique Vincent Dupourqué. Mû par un PC et pourvu au plan logiciel de plusieurs utilitaires de programmation, notamment la suite Microsoft Robotics Studio, le robot pourrait en effet être dévolu à des tâches diverses, comme la surveillance du domicile ou le simple divertissement.

Pour l'heure, la machine, qui sera commercialisée « entre 2 500 et 3 500 euros », est très attendue... sur les terrains de foot synthétiques.

 

 

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