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| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | Page 4 sur 10 Où se produisent les coups de foudre ?
Lorsque la différence de potentiel est suffisamment grande pour engendrer l'éclair, des facteurs prédisposants vont aider à sa formation : plus un objet est haut, donc plus proche du nuage, plus il aura de chance “d'attirer la foudre”. C'est le cas des bâtiments, édifices, pylônes ou arbres de grande hauteur.
D'autres paramètres géologiques, tels que la résistivité (résistance électrique) et l'homogénéité du sol, ou météorologiques, tels les vents dans une moindre mesure, peuvent influencer la localisation du point d'impact de la foudre.
En milieu agricole, chacun connaît des sites particulièrement exposés aux coups de foudre qui répondent à ces critères.
Lorsqu'il s'agit d'étudier une installation de protection contre les coups de foudre, il est nécessaire de connaître le niveau kéraunique du lieu : ce niveau kéraunique représente le nombre de jours par an où l'on entend le tonnerre.
Ce niveau varie d'une région à une autre et il existe des cartes le précisant.
En France, le niveau moyen est de 20 ; il s'abaisse à 10 pour les régions côtières et dépasse 30 dans les régions montagneuses.
Météorage calcule statistiquement la densité de foudroiement au sol (sensiblement égale au niveau kéraunique divisé par 10) ou nombre d'impacts par an au kilomètre carré.
A partir de ces éléments, mais aussi des dimensions, des structures et de l'environnement d'un bâtiment, il est possible d'évaluer des risques de foudroiement.
Ainsi pour un niveau kéraunique de 25, soit une densité d'impact de 2,5, le risque pour une maison individuelle est au plus d'un foudroiement tous les huit siècles ! Pour un bâtiment collectif de dimensions moyennes ce risque tombe à 63 ans. Mais pour un bâtiment de grandes dimensions, le risque devient supérieur à deux foudroiements par an ; pour une structure comme la Tour Eiffel il peut aller jusqu'à 10 !
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