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(1775-1836).Physicien
et chimiste français, fondateur de l’électromagnétisme.
Né à Polémieux-au-Mont-d’Or,
près de Lyon, fils d’un juge de paix lyonnais guillotiné
sous la Révolution, André-Marie Ampère mène une brillante
carrière scientifique : titulaire de la chaire
de mécanique à l’École polytechnique en 1809, il est
élu à l’Académie des sciences en 1814, puis à la chaire
de physique du Collège de France en 1824.
En 1820, Ampère assiste
à une reconstitution de la célèbre expérience d’Ørsted
(1819), où une aiguille aimantée se trouve déviée au
voisinage d’un courant électrique. Observant que le
courant électrique crée des effets similaires à ceux
d’un aimant, celui que Maxwell appelait le «!Newton
de l’électricité!» jette alors les bases d’une discipline
nouvelle, l’électromagnétisme, et en donne les premières
formulations mathématiques. Il montre également que
deux courants peuvent agir l’un sur l’autre, fondant
ainsi l’électrodynamique. Ampère invente les termes
de courant et de tension électriques.
Tous ces résultats sont publiés dans son ouvrage Sur
la théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques
uniquement déduite de l’expérience (1827).
Mathématicien, physicien,
Ampère est aussi chimiste : il est l’un des premiers
à distinguer les atomes des molécules. Indépendamment
d’Avogadro, il formule en 1814 la loi, dite parfois
loi d’Avogadro-Ampère, selon laquelle tous les gaz,
à volume égal et à pression égale, renferment le même
nombre de molécules. Ampère est aussi l’inventeur de
nombreux dispositifs expérimentaux et d’appareils de
mesure : la boussole astatique, dont le principe
est à la base du galvanomètre , le solénoïde, le télégraphe
électrique et, avec Arago, l’électroaimant. À la fin
de sa vie, il s’intéresse à la philosophie des sciences.
Mort pratiquement dans l’oubli, Ampère a laissé son
nom à l’unité de courant électrique, l’ampère. |