2008 sera une année tournant pour le portable en France qui va démultiplier ses usages grâce au déploiement de la technologie sans contact NFC, inspirée du RFID. La start-up parisienne Airtag entend bien être partie prenante de cette révolution.
Après le téléphone appareil photo et le téléphone lecteur multimédia voici venir le téléphone porte-monnaie électronique, carte de transport, ticket de parking ou carte de fidélité... Et encore, la liste n'est-elle pas exhaustive. Pour jouer tous ces rôles, le mobile devra intégrer une technologie supplémentaire dite « sans contact » ou NFC, pour Near Field Communication, qui permet d'établir une connexion sans fil entre une puce et un lecteur situé à moins de 10 cm. Déjà largement utilisée au Japon, elle arrive en France par le biais de grands groupes et de start-ups comme Airtag. Issue d’un contrat d’incubation avec l’ENST, cette jeune pouse propose depuis deux ans des solutions NFC à destination des opérateurs mobiles et des professionnels de la distribution, du tourisme et de la publicité.
Airtag développe d'une part des matériels permettant de dialoguer avec les téléphones (ou d'autres objets) sans contact tels que lecteurs, bornes ou affiches interactives. Mais il propose surtout les logiciels 'middleware' et les applications Java permettant de proposer des services sans contact comme des solutions de paiement ou des programmes de gestion de la relation client liés à la mobilité.
Particularité du système NFC, la connexion s’établit même si le portable est éteint ou à court de batterie. C’est en effet le lecteur ou la borne qui « réveille » la puce puis crée le dialogue entre les deux. Le portable est toutefois sollicité lorsqu’il s’agit de télécharger du contenu (informations, plans, clips vidéo ou coupons de promotion) depuis une affiche interactive. Autre avantage : la sécurité. Toutes les applications étant logées dans la carte SIM, propriété de l’opérateur, cela permet une plus grande réactivité en cas de perte ou de vol du téléphone portable...
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